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L’union Européenne déverrouille le marché des Semences

L’union Européenne déverrouille le marché des Semences

À partir du 29/07/2019

Jusqu’à présent, les multinationales comme Mosanto occupaient le terrain. Les agriculteurs étaient obligés d’utiliser et donc d’acheter les semences autorisées et qui étaient produites par les grands semenciers.

La nouvelle législation du Parlement Européen est en faveur de la commercialisation des semences paysannes.

 


Pour comprendre l’enjeu de la décision de l’Union Européenne, il faut savoir qu’il existe deux types de semences :

  • les semences paysannes,
  • et les semences de ferme.

Les semences paysannes sont directement issues de la récolte de l’agriculteur, il les prélève avant de les replanter.

Les semences de ferme sont achetées à un semencier. Les multinationales Monsanto, Dupont et Dow Chemical se sont rapidement imposées comme les leaders du marché.




Pour les agriculteurs, c’était quasiment impossible d’avoir recours aux semences paysannes. Et pour cause, un décret de 1981 prohibait la vente de graines non inscrites au catalogue officiel des semences autorisées, catalogue élaborée en France par le Groupement National des Semences et Plantes.

Donc les semenciers contrôlaient totalement toute la filière, en privatisant le vivant.

Bien sûr, il était possible de demander l’inscription mais le coût pour chaque semence est entre 6000 et 15000 euros. Un coût majeur pour les petits producteurs bio.


Désormais, les semences paysannes bio n’auront plus besoin d’être inscrites sur les catalogues officiels : elles relèveront de la responsabilité des producteurs.
Un changement qui ne rime pas pour autant avec absence de règles. Les agriculteurs devront déclarer la vente de leurs semences et envoyer un échantillon afin de garantir la non-contamination de leurs produits par des pesticides chimiques ou des engrais synthétiques.

Le collectif Ifoam-EU, basé à Bruxelles et regroupant les différents acteurs de la chaîne de production bio, avait estimé après le vote qu'«un nombre de points devaient encore être clarifiés» pour s’assurer que cette nouvelle réglementation «soit applicable au travail quotidien de toutes les parties de la chaîne de production du bio».
Selon ce collectif, l’agriculture bio n'occupait en 2016 que 6,7% des terres agricoles européennes, mais les ventes de produits bio ont atteint 30,7 milliards d’euros, soit une croissance annuelle de 12%.

Cet accord, qui devra être avalisé le 22 mai par les ministres de l'UE – une simple formalité – sera applicable dès janvier 2021.


Source : liberation.fr

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